L'ambassade américaine à Paris, France,aurait envoyé une lettre à des dizaines d'entreprises françaises ayant des contrats avec le gouvernement américain, leur demandant de se conformer à l'interdiction des programmes de diversité, d'équité et d'inclusion (DEI) décrétée par le président américain Donald Trump.
L'interdiction est un décret que M. Trump a signé dès son premier jour à la Maison Blanche, qualifiant de "discriminatoires" les pratiques de l'IED (qui appellent à un traitement équitable des groupes précédemment désavantagés).
Les lettres ont été envoyées aux entreprises françaises qui font actuellement des affaires avec les États-Unis ou qui cherchent à en faire, leur demandant de signer et de respecter l'interdiction. Les entreprises destinataires ont été invitées à remplir et à renvoyer un questionnaire certifiant qu'elles ne s'engagent pas dans des pratiques de DEI. Elles ont cinq jours pour le faire ou pour fournir des raisons "détaillées" pour lesquelles elles ne se conforment pas à l'interdiction.
Sans surprise, dans un pays où la liberté, l'égalité et la fraternité (liberté, égalité, fraternité) est la devise nationale, les Français ont été indignés par cette demande, le ministère du commerce qualifiant d'"inacceptable" l'ingérence américaine dans les politiques d'inclusion des entreprises françaises".
Le ministère a déclaré : "La France et l'Europe défendront leurs entreprises, leurs consommateurs, mais aussi leurs valeurs"
Selon l' BBCla lettre a été envoyée par l'ambassade américaine et précise qu'elle "s'applique à tous les fournisseurs et prestataires de services du gouvernement américain, indépendamment de leur nationalité et du pays dans lequel ils opèrent".
France24 rapporte que l'en-tête de l'ambassade américaine n'a pas été utilisé, ce qui signifie "qu'il ne s'agit pas d'une communication officielle, et encore moins d'une communication diplomatique", selon un avocat américain basé à Paris qui s'est entretenu avec l'AFP.
Le Monde a souligné que si les entreprises françaises se conformaient à la loi américaine, elles enfreindraient une loi française qui oblige les entreprises de plus de 1 000 salariés à s'assurer qu'au moins 30% de leurs cadres sont des femmes.
